Relire Invasion 14

slide-larLe Vendredi 4 décembre 2015, l’association Lire à Roubaix poursuit ses « Passages de mémoire », de 17 heures 30 à 19 heures 30, à la Médiathèque de Roubaix, avec Michel David qui va nous inviter à « Relire Invasion 14 de Maxence Van Der Meersch ».

Ateliers mémoire livraison d’automne 2

Octobre

CaptureLes bas reliefs de façade de la bibliothèque

Centre : Contributions d’artistes pour la bibliothèque, MM. Lemaire et Missant

Centre : On construit au Galon d’eau, les premiers immeubles CIL 1947-1948

ECHO : Pennel & Flipo 1935-1945, Bulgomme, Enverdaim et deuxième guerre

Fresnoy-Mackellerie : de l’Ouest au Danemark, présence de la colonie italienne à Roubaix

Fresnoy-Mackellerie : la gare de débord de l’Allumette, au bout de la rue du Luxembourg

Sainte Elisabeth : des sabots à la SARL, histoire de l’entreprise Papillon Bonte

Lire à Roubaix

Lire à Roubaix est une association qui soutient le livre et la lecture à Roubaix, qui anime et promeut le patrimoine et la mémoire vivante de la ville. Fondée il y a 30 ans, comme association des amis de la médiathèque de Roubaix, elle a initié de nombreuses actions qui sont désormais intégrées au fonctionnement de ce bel équipement. Lire à Roubaix, c’est aussi des publications de référence sur la mémoire, l’histoire et le patrimoine de la ville. Lire à Roubaix a longtemps édité « le petit Polichinelle roubaisien » consacré à la tradition des marionnettes à tringle, et édite les « cahiers de Roubaix », Lire à Roubaix a organisé le grand colloque sur « Roubaix, 50 ans de transformations urbaines et de mutations sociales » en 2003, Lire à Roubaix c’est enfin « ateliers mémoire, mémoire des ateliers » publication qui reflète le travail des ateliers mémoire, animés par Philippe Waret.
Aujourd’hui, Lire à Roubaix engage une nouvelle étape. Tout en accueillant des lecteurs de la médiathèque et des passionnés du livre et de la lecture, dans une ville riche de ses librairies et de ses maisons d’édition, l’association veut engager de nouveaux chantiers sur la mémoire des villes textiles, qui méritent d’être reconnues au patrimoine universel de l’humanité, et l’histoire des politiques publiques depuis 50 ans.

Ateliers mémoire livraison d’automne

Septembre

hauts champsUne nouvelle école pour les Hauts Champs Photo VDN 1956

Centre : la création d’une bibliothèque. En ces temps d’inauguration de la nouvelle médiathèque, d’où nous vient ce qui fut autrefois la bibliothèque municipale ?

Echo : Pennel et Flipo (suite). Il faut dix ans pour faire une entreprise, disait Firmin Dubar. Ils l’ont fait !

Nouveau Roubaix : circulation dans les quartiers sud. Comment on a sécurisé en quinze ans les différentes voies du Nouveau Roubaix avec des feux tricolores.

Thème des écoles : années 50, baby-boom et constructions scolaires. Un panorama des différents chantiers durant la décennie des années cinquante.

Cahiers de Roubaix : l’autobiographie de Jean Piat

Journaliste, titulaire de la coupe Émile de Girardin, historien lauréat de l’Académie Française, Secrétaire Général des Rosati de France, médaillé de la résistance, chevalier de la Légion d’Honneur, Jean Piat collabora à l’Homme Libre de Jean Lebas, dessina le bandeau bien connu de La Voix du Nord clandestine, créa Nord Matin et écrivit dans Nord Éclair. Il nous livre son autobiographie sous le titre : Autant qu’il m’en souvienne! Un nouveau Cahiers de Roubaix, le n°18.

Journées du Patrimoine

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Le 26 septembre 2015, les visiteurs ont été invités à découvrir plusieurs générations d’école dans les quartiers sud, tout d’abord sur place avec un déplacement en bus, puis sous la forme d’une collection d’images, proposée à l’ADEP, 94 rue Léon Marlot.

Autant qu’il m’en souvienne !

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Pour les uns, Jean Piat est avant tout l’historien de Roubaix (Roubaix : capitale du textile ; Les Grands événements mémorables de Roubaix ; Roubaix : histoire d’une ville socialiste) ou le biographe de personnalités roubaisiennes (Jean Lebas, Victor Provo ou Mimerel). Pour d’autres, c’est celui qui s’est penché sur des écrivains roubaisiens, Louis Dottignies ou Gustave Nadaud. Pour d’autres encore il est le journaliste polémiste de La Bataille, puis le correspondant parisien de Nord Matin, ou le collaborateur de Nord éclair. D’autres enfin ne connaissent que le résistant et le militant socialiste, l’ami de Victor Provo.

Jean Piat a été tout cela et bien d’autre choses encore. Mais il a été avant tout Roubaisien. Né par les hasards de la guerre (la Première !) à Lens, Il a vécu son enfance à Roubaix, fréquenté l’école de plein air, suivi les cours de l’Institut Turgot en un temps où c’était le seul « escalier» qui permettait aux meilleurs fils de la classe ouvrière de progresser dans l’échelle sociale ; l’Institut Turgot où il a eu comme professeur Napoléon Lefebvre, et s’est lié d’amitié avec cet autre littérateur qu’était Octave Vandekerkhove. Employé à La Lainière, Jean Piat la quitta pour rejoindre les services municipaux. Résistant, il dirigea le service municipal du ravitaillement pendant La guerre (la deuxième), avant de créer à la Libération Nord Matin à la demande d’Augustin Laurent. Puis pour des raisons de carrière, il quitta Roubaix pour Paris. Intime de l’helléniste Bracke-Desrousseaux (le fils de l’auteur de L’canchon dormoire), rédacteur en chef du Populaire sous l’autorité de Léon Blum, il dirigea les services de presse de Vincent Auriol, président de la République, et de Guy Mollet, président du Conseil, son cœur était resté chez nous.

Aussi, lorsque l’âge venant, arriva le moment de régler ses affaires, il décida de son vivant de faire don de sa bibliothèque de travail et de sa très riche documentation sur Roubaix et le socialisme à notre médiathèque, dont il était un ami fidèle. Il y ajouta ses manuscrits non publiés, chargeant le directeur de cet établissement d’en éditer ce qui pourrait l’être. Ce don, le premier de cette importance, marqua une nouvelle orientation dans la politique de la médiathèque, entraînant d’autres dons et legs, ceux de Charles Verstraete –qu’il avait aidé à rédiger ses mémoires-, de M. Hibon, de Mme Vandekerkhove, Jacques Cerruti, Alain Woisson pour le fonds Gordon Heath-Lee Payant, Mme Prouvost pour la bibliothèque de son mari, le fonds Diligent et bien d’autres à venir… Jean Piat légua dans le même temps à la Piscine une collection de dessins, tableaux et sculptures. Ainsi qu’il l’écrit dans son autobiographie Autant qu’il m’en souvienne… – que Lire à Roubaix, l’association des Amis de la médiathèque publie aujourd’hui- : Au surplus, je dois tout à Roubaix : école primaire, école de plein air, Institut Turgot, foyer d’éducation ouvrière, musée des beaux-arts, galerie Dujardin et neuf ans de travail à la mairie. Il est juste que je m’en souvienne et que j’en restitue un peu avant de prendre congé…

Bernard Grelle

AMMA n°1 : La construction de logements à Roubaix après 1945

Au sortir de la seconde guerre mondiale, Roubaix ne peut pas être considérée comme une ville sinistrée, comme les villes de Caen, Le Havre ou encore Maubeuge. L’occupation allemande fut moins lourde qu’en 1914-19181, et la ville a été relativement peu bombardée2. Cependant, selon une expression largement employée à cette époque, si Roubaix n’est pas une ville sinistrée par la guerre, elle l’est par la vétusté…

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Le Nouveau Roubaix

État des lieux

En effet, durant le dix neuvième siècle, la ville s’est développée sans réel plan d’urbanisme, construisant ses forts dans la campagne environnante, puis entassant ses courées sur les parcelles laissées disponibles par l’expansion industrielle. Roubaix atteint l’apogée de sa population à l’entrée du siècle : 124.365 habitants. Après s’être donné des limites au nord avec le canal et le chemin de fer, la ville s’est agrandie par ceintures successives vers le sud : rue du tilleul/Jules Guesde, boulevard de Reims, avenue Linné… Tous les quartiers qui font partie du développement textile des années 1860-1890 sont touchés par l’insalubrité, la vétusté. Les décrets d’alignement, les commissions des logements insalubres peuvent difficilement faire face à l’ampleur de la tâche.

Cependant, dès avant la première guerre mondiale, des initiatives de construction existent déjà, généralement liées au patronat roubaisien. Ainsi la cité Saint Henri a-t-elle été bâtie sur une parcelle donnée par un industriel roubaisien, fait remarquable dans une ville où la cherté du terrain est importante. Quelques sociétés de logements ouvriers se sont fondées sur les systèmes d’épargne, mais les délais d’achat de terrains et de construction sont lents, certaines maisons faisant l’objet de tirages au sort ! Très vite, une concurrence féroce s’organise autour de l’achat foncier, qui devient un marché. Créée en 1895, la société anonyme d’habitations à bon marché, La Ruche Roubaisienne, deviendra une importante société obligataire, et mènera de nombreux chantiers, avant de connaître quelques problèmes de réception de travaux. Alors que la spéculation sur le prix des terrains empêche tout projet de grande ampleur pour le logement ouvrier, le maire socialiste Henri Carrette et son équipe travaillent à améliorer les conditions de vie des plus démunis, avec la création des cantines scolaires et un programme d’adjonction d’eau potable.

Cependant la loi Siegfried sur les HBM existe depuis 1894 ! Il faudra l’intervention de l’Etat, après la grande guerre, pour permettre dans le cadre du programme de reconstruction, la mise en œuvre d’un grand projet pour le logement ouvrier. En 1920, le maire socialiste Jean Baptiste Lebas, crée l’office municipal HBM de Roubaix, qui mène à bien une importante opération immobilière en trois tranches, 1923, 1927 et 1930, entre la rue Jean Macé et le Boulevard de Fourmies. C’est à cet ensemble de maisons et d’immeubles dits habitations à bon marché (HBM) que le quartier doit son nom de Nouveau Roubaix. La ville n’a pas atteint ses limites de territoire et dispose encore de surfaces constructibles, sous réserve d’acheter ces terres agricoles ou gérées par des sociétés. Mais on n’a pas encore touché aux courées et aux forts d’antan.

Après la seconde guerre mondiale, la reconstruction est à l’ordre du jour. Le syndicat patronat textile4 a créé en 1943 le Comité Interprofessionnel du Logement, organisme à gestion paritaire, sous l’impulsion d’Albert Prouvost de Maigret, et de syndicalistes comme Gabriel Tetaert et Robert Payen et avec la bénédiction du maire socialiste Victor Provo. De son côté, la ville va poursuivre son programme de construction de HLM6, tous ces chantiers se déroulant sur des surfaces disponibles. Puis, ayant épuisé l’espace libre, il faudra bien se préoccuper de la rénovation des anciens quartiers.

Philippe Waret

Présentation de la revue des ateliers mémoire

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Les ateliers mémoire se sont constitués dans le cadre de l’animation du patrimoine et de la politique de la ville. Les participants sont des habitants qui évoquent ensemble et avec plaisir l’histoire de leur quartier. Ils expriment leurs souvenirs, apportent leur témoignage ou amènent des documents. Puis ils choisissent des thèmes communs, et partent à la recherche d’informations, de compléments, de précisions. Ensuite ils lisent la presse aux archives, interrogent d’autres personnes du quartier, retrouvent des témoins ou des photos. Enfin ils mettent en commun toutes ces informations sous la forme de textes, d’interviews, de montages diapos et de blogs, afin que la transmission de la mémoire collective se fasse de manière documentée et attractive, notamment à l’occasion de rencontres avec les enfants des écoles, ou par la parution d’articles dans la presse. La revue Ateliers Mémoire, Mémoires des Ateliers présente la compilation thématique de leurs échanges.

L’Oiseau de France, un journal de résistance

1200x450-oiseau-de-franceLe Vendredi 9 octobre 2015, l’association Lire à Roubaix poursuit ses « Passages de mémoire », de 17 heures 30 à 19 heures 30, à la Médiathèque de Roubaix. « L’Oiseau de France, un journal de résistance » en sera le prochain thème. Le conférencier sera Jean Paul Visse qui a raconté cette histoire dans son ouvrage « la presse clandestine dans le Nord occupé 1914-1918» paru aux Presses Universitaires de Valenciennes.