L’idée d’une association

La nouvelle bibliothèque de la rue Pierre Motte a été inaugurée le 18 mai 1979 . Quelques chiffres à l’ouverture du nouvel établissement : 9366 inscrits, 6478 adultes et 1377 adolescents, 1511 enfants. 7689 roubaisiens, et 1677 provenant de communes extérieures. Le fonds contient 105.288 livres, 5421 disques et 424 cassettes. Dans les nouveaux locaux, il y a un auditorium avec cellules individuelles et casques. Le personnel à l’ouverture se compose de Melle Bertrand, conservateur, qui dispose d’une équipe de 40 personnes. Octobre 1981, Melle Bertrand est nommée à la direction du livre auprès du ministère de la culture. Son successeur s’appelle Bernard Grelle, et il arrive tout droit de la Guadeloupe, où pendant cinq ans il a assumé les fonctions de directeur des bibliothèques départementales et centrale de prêts de la Guadeloupe, sises à Basse Terre. Originaire de Fargniers dans l’Aisne, le nouveau directeur du Forum de Roubaix, âgé de trente-huit ans va prendre en mains l’un des plus importants centres culturels de la région. En deux ans les choses ont évolué : l’équipe est montée à 51 personnes, le fonds de livres a doublé, une vidéothèque est venue compléter les nombreux services que propose la Bibliothèque de Roubaix. Un projet de prêts de partitions pour mélomanes est en route. Le centre culturel apparaît exemplaire dans la région, et il bénéficie d’une couverture médiatique par le biais d’un colloque national « Une ville qui lit est une ville qui vit » relayé par FR3, qui est venu filmer quelques plans sur place.

Le forum culturel roubaisien Photo NELe forum culturel roubaisien Photo NE

Pour mieux comprendre le fonctionnement de la bibliothèque et du Forum, rien ne vaut un voyage en coulisses : tout d’abord l’achat des livres, tributaire du budget, et des demandes exprimées par les lecteurs. La bibliothèque doit être encyclopédique, ou du moins couvrir un maximum de centres d’intérêt. Viennent ensuite le suivi des parutions par les publications professionnelles, la lecture des critiques, des catalogues d’éditeurs, et la visite aux librairies. Il faut coller à l’actualité de la parution, et les commandes sont hebdomadaires.
L’indexation et la mise en catalogue sont un deuxième aspect du travail, chaque livre reçoit sa fiche personnalisée, est habillé d’une couverture plus solide que celle d’origine. Il y a le prêt de livres, mais pas seulement, on trouve aussi en bibliothèque la consultation sur place, l’heure du conte pour les enfants, accompagnée d’ateliers peinture ou d’expression, le bibliobus…
Ce qui est valable pour les livres, l’est aussi pour la sonothèque et la vidéothèque, qui sont confrontées à l’évolution du catalogue et du matériel. Et il y a d’autres idées à venir : la constitution d’un fonds régional pour mieux faire connaitre le patrimoine…
Il faut également animer le forum. En décembre 1982, démarre une exposition sur l’écrivain roubaisien Maxence Van Der Mersch, suivie par une exposition sur « la préhistoire du livre », une exposition avec le MRAP « contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix ». En mai 1983, la bibliothèque roubaisienne s’associe à la semaine d’animation «Animalivre».
En janvier 1984, pour des raisons de place et de sécurité, la bibliothèque accueille le site informatique de la mission locale. Il s’agit à l’époque des premiers TO7 et MO5, mis en réseau avec un serveur, à des fins éducatives et de sensibilisation à l’ordinateur. Pour reprendre une expression employée plus haut, c’est la préhistoire du numérique.

diligent&grelle                                                                                         Photo NE

à suivre

Sources
Archives de Lire à Roubaix
Presse de l’époque

Posted in Trente ans.

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