Chantiers du quartier de l’épeule

L’usine Selliez rue Heilmann aujourd’hui disparue doc Méd Rx

Le très ancien quartier de l’épeule a connu beaucoup de transformations dans le dernier tiers du vingtième siècle. En voici quelques unes, tout au long de son parcours: comment s’est formé l’espace entre la piscine et le cinéma, la transformation de l’usine Roussel de la rue des Arts, la disparition de l’usine de vêtements Selliez, rue Heilmann, la reconstruction de l’église Saint Sépulcre, la démolition de la teinturerie du 144 rue de l’épeule et l’évolution de celle du 48 rue Watt vers la rue de l’épeule. Le prochain Passage de Mémoire évoquera tout cela le vendredi 21 décembre à 17 heures à la Médiathèque de Roubaix.

Une rue commerçante : la rue de Mouvaux

Braderie rue de Mouvaux en 1954 Photo NE

La rue de Mouvaux était depuis très longtemps une importante voie de communication. Autrefois, c’était un chemin très ancien qui reliait la route royale de Lille à Menin à la frontière belge de Wattrelos/Herseaux. Ce chemin comprenait dans son tracé roubaisien la rue de Mouveaux (orthographe de l’époque), la rue du Grand Chemin (d’où le nom), la rue Saint-Georges (rue du Général Sarrail) et la Grand-Rue…

Pour cette raison, la rue de Mouvaux s’intitula chemin de grande communication n°9, avant de devenir pour un temps la départementale n°14. C’est une rue de 450 mètres de long sur 12 de large, qui relie la rue du Grand Chemin au territoire de Tourcoing. On pourrait croire que la rue de Mouvaux commence au carrefour de la rue de l’Ouest et de la rue du Luxembourg. Il n’en est rien. Elle existe dès le pont qui marque l’entrée du quartier Fresnoy-Mackellerie. C’est toute une partie de la rue et de ses commerces qui a aujourd’hui disparu, et que nous allons tenter de reconstituer.

Extrait de la brochure suivante Retrouvez le texte de la conférence en demandant cette brochure à l’adresse suivante : ateliersmemoire@gmail.com

Le Temps des tours

La tour Brossolette Photo NE

Introduction

Et soudain, ce fut le temps des tours. D’où vient que ce type de construction eut son heure de gloire, grosso modo pendant les années soixante, dans le paysage immobilier roubaisien ? Faut-il y voir chez les architectes une résurgence du mythe de la tour de Babel ? La tour comme un nouvel édifice, une nouvelle flèche, rapprochant les hommes du ciel ? Faut-il y retrouver les anciens donjons de nos châteaux forts, dont une partie était réservée au logement du seigneur et maître de la contrée ? Auxquelles il faut ajouter la triste réputation des anciennes tours, tour de Londres, tour de Nesle, tour de l’Horloge ? Faut-il y voir la survivance de nos vieux clochers, dont la fonction était de surveiller l’horizon et d’alerter le village en sonnant les cloches en cas de danger ? Ou encore la fière allure de nos beffrois ? Sans doute un peu tout cela, car la tour est dans notre imaginaire depuis très longtemps.

Les définitions du mot tour nous donnent quelques indications : construction nettement plus haute que large, dominant un édifice ou un ensemble architectural et ayant généralement un rôle défensif. Construction isolée, nettement plus haute que large. Retraite où s’isole quelqu’un qui refuse tout contact et tout engagement (celle-ci est en ivoire). Grand immeuble nettement plus haut que large, à usage d’habitation ou de bureaux.

Les raisons des architectes sont sans doute plus prosaïques. Certes, ces tours n’ont pas l’ambition des tours américaines, ou de celles des émirats, pour lesquelles le mythe de Babel n’est pas éteint, dans leur volonté de gratter le ciel ou d’aller plus haut, toujours plus haut. C’est dans l’exemple américain qu’on peut trouver les premières réponses : les premières tours apparaissent à l’occasion de la reconstruction de Chicago après le grand incendie de 1871. C’est une nouvelle approche de la construction d’immeubles qui réduit les coûts liés à l’augmentation du prix des terrains, qui permet de se protéger en même temps de l’eau (surélévation) et du feu (ossature d’acier et non plus de bois). William Le Baron Jenney1 fut amené à élaborer un système de structure interne sur laquelle repose tout l’édifice, le mur extérieur n’ayant plus rien à porter. Il tira également parti de l’invention de l’ascenseur mécanique et notamment de l’ascenseur de sécurité par Elisha Otis2.

Voilà qui nous renseigne sur ce qui a pu inspirer nos architectes contemporains. Les tours roubaisiennes sont plus modestes. Elles ont fait le bonheur des antennes de radios locales et plus récemment des opérateurs téléphoniques. Puis elles ont connu un destin différent. Certaines ont été réhabilitées, d’autres ont connu des incendies, et d’autres encore ont été détruites, à l’occasion d’un programme d’aménagement (ANRU). Pour celles qui restent, quelles sont les perspectives ? Voici un petit inventaire chronologique afin d’alimenter le débat.

1D’après Wikipédia, William Le Baron Jenney est un architecte et ingénieur américain, ancien élève de l’École Centrale des Arts et Manufactures à Paris de 1853 à 1856.

2D’après Wikipédia, Elisha Otis se rend célèbre en 1853, en inventant le « parachute », un système de frein de sécurité révolutionnaire empêchant la chute des ascenseurs en cas de rupture du câble.Après ces débuts spectaculaires, il crée la compagnie Otis Elevator Company, qui est aujourd’hui une division de United Technologies et la plus grande société d’ascenseurs dans le monde. M. Otis vend ses premiers ascenseurs sécurisés en 1853. Le premier ascenseur à passagers est installé par Otis à New York en 1857.

extrait de la brochure ci-dessous

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Une rue commerçante : la rue de Lannoy

Magasin Lano n°24 rue de Lannoy Photo AmRx

1964 est la dernière année d’activité pour cette partie de la rue de Lannoy qui va bientôt disparaître, entre le boulevard Gambetta et le boulevard de Belfort. En effet, les décisions ont été prises. Alors que tout est abattu aux alentours du début de la rue de la Lannoy, il est temps de terminer la phase des démolitions.

Entre-temps, on s’est mis d’accord sur le positionnement de la future cité commerciale de transition entre la rue de Lannoy et le futur centre commercial Roubaix 2000. Ce sera à l’ancien emplacement des Halles, démolies en 1956, faisant depuis office de parking.

Dès lors, chaque commerçant de cette partie de la rue de Lannoy se voit placé devant un choix : se relocaliser ailleurs dans Roubaix. Aller occuper les emplacements du centre du Lido, qui doivent être prêts en juillet 1964. En fait, il faudra attendre décembre. Enfin cesser définitivement l’activité.

La rue de Lannoy poursuit néanmoins son activité durant l’année en cours : ainsi, en mars 1964, les commerçants organisent leur exposition de printemps, participent à la traditionnelle grande braderie, avant une dernière exposition d’automne, en octobre 1964. Qui étaient ces commerçants d’alors, que sont-ils devenus ? Voilà l’objet de cet « Instantané 1964 » !

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Les maisons rouges du CIL

Le Galon d'eau vu du boulevard Gambetta AmRx

Le Galon d’eau vu du boulevard Gambetta AmRx

Dans le cadre des Passages de Mémoire, les Maisons rouges du CIL, une présentation des premiers immeubles d’appartements réalisés par le CIL à Roubaix de 1947 à 1953.

Introduction, rappel historique

Quand Jean Bernard prend rendez-vous avec Mademoiselle Anastasie1, deux mondes qui se croisaient peu jusque-là se rencontrent sur un sujet important, la question du logement. l’allocation logement et la cotisation patronale du 1 % qui permettra la création du CIL (Comité Interprofessionnel du Logement).

Le 1er juillet 1942, en pleine occupation, est fondé le Syndicat Patronat Textile, en rupture avec l’ancien Consortium et les nombreux conflits de l’entre deux guerres. Ce syndicat crée en son sein plusieurs commissions, dont celle du logement, dont la présidence échoit à Albert Prouvost. Les premiers statuts du CIL datent de 1943, et ils associent le patronat et la municipalité, au moins dans l’esprit car la gestion paritaire ne concernera que les syndicats ouvriers (CGT FO et CFTC) et patronaux.

Le CIL organisme sans but lucratif, complète le financement des différentes sociétés HBM et permet d’acheter des terrains sur lesquels seront érigées des constructions neuves pour remplacer les courées2.

Une réserve foncière de 60 hectares est établie en quatre ans (1943-1947). En 1946, une exposition de plans d’architectes et de photos est organisée à Roubaix, et « la cité expérimentale du Congo » de Mouvaux est édifiée, comme un véritable catalogue en dur des futures constructions3. C’est l’un des modèles de maisons de cette cité qui est plébiscité et qui servira pour l’édification des lotissements des trois baudets à Hem, de la cité de débord à Roubaix et de nombre de chantiers de l’époque dans ce coin-là.

Mais ce sont là encore des maisons. Avec le programme du Galon d’eau en 1947/8, va commencer pour le CIL la construction d’immeubles collectifs, avec l’architecte Guy Lapchin, suivi des quatre opérations de la cité des Canaux, du Pont Rouge, de la Potennerie, et du square Destombes, toutes construites sur la base des mêmes plans, de 1948 à 1954. C’est la mémoire de ces constructions que nous allons évoquer.

extrait de la brochure ci-dessousmaisons-rouges

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1Albert Prouvost et Victor Provo, leurs pseudonymes respectifs pendant la résistance, raconté par Albert Prouvost dans son livre toujours plus loin Ed La Voix du Nord

2Ibidem p77

3Voir la revue Ateliers Mémoire Mémoires des Ateliers n°1

Redécouvrir les fermes

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A l’occasion de la sortie du 5e n° de la revue Ateliers Mémoire, Mémoires des Ateliers (AMMA), Lire à Roubaix présente une nouvelle édition des Passages de Mémoire sur ce thème. Évocation des fermes d’autrefois, des plus anciennes aux plus récentes. Structuration ante industrielle de l’espace roubaisien, évolution du territoire et des familles, espaces retrouvés, jardin partagés, agriculture urbaine. Le Vendredi 2 décembre à 17 h 30 en Médiathèque de Roubaix.

Romancer la première guerre

Romancer la première guerre : des auteurs à l'ouvrage !

Romancer la première guerre : des auteurs à l’ouvrage !

Le Vendredi 10 juin 2016, l’association Lire à Roubaix poursuit ses « Passages de mémoire », de 17 heures 30 à 19 heures 30, à la Médiathèque de Roubaix. La seconde contribution de l’année sera consacrée à un échange sur les romans ayant pour fond historique la première guerre. Des auteurs de la collection 14/18 chez Pôle Nord Editions viennent présenter leurs romans. Comment ont-ils travaillé ? Quelles ont été leurs inspirations ? Ils répondront ensuite à toutes vos questions.

Roubaix, ville étape

site-lar5Le Vendredi 4 mars 2016, l’association Lire à Roubaix poursuit ses « Passages de mémoire », de 17 heures 30 à 19 heures 30, à la Médiathèque de Roubaix, avec la projection d’une collection d’images intitulée « Roubaix ville étape » qui nous donne à voir les images et photographies de la première guerre à Roubaix.

Mon aïeul disparu, le poilu

flyLe dernier poilu a aujourd’hui disparu. Comment allons-nous transmettre la mémoire de la première guerre mondiale ? Philippe Waret nous explique comment chacun peut partir à la recherche de sa mémoire familiale en racontant l’histoire de ses deux grands oncles pendant la grande guerre, et en donnant les sources qu’il a pu utiliser. Il est également l’auteur de l’occupation allemande à Roubaix aux éditions Atramenta.

Réfugiés belges

cover-event2Comment nos voisins les belges ont-ils vécu la première guerre, dans l’exode et le combat ? Jean Pierre Popelier viendra nous l’expliquer le vendredi 17 avril au Petit Roubaix, 3 rue de l’espérance à Roubaix, à 17 h 30. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé :  le premier exode (la grande guerre des réfugiés belges en France) aux éditions Vendémiaire.